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mars 04, 2026 6 minutes à lire
Réponse directe : les géraniums zonal se conservent tout l'hiver en les rentrant dans un local frais (5-12 °C), lumineux et à l'abri du gel, après une taille sérieuse et un arrêt quasi total des arrosages. Dans ces conditions, ils tiennent facilement 4 à 5 mois — de fin octobre à mi-mars — avant de repartir au printemps.
Tous les géraniums zonal ne se conservent pas de la même façon. Celui qui hiverne un pied en pot sur un appui de fenêtre frais n'a pas les mêmes contraintes que quelqu'un qui stocke des racines nues au garage. Voici le panorama complet.
| Méthode | Durée | Température | Contenant / Support |
|---|---|---|---|
| En pot, local frais et lumineux | 4-5 mois (oct. → mars) | 5-12 °C | Pot terre cuite ou plastique avec trous de drainage |
| Racines nues en papier journal | 3-4 mois | 5-10 °C | Papier journal + cagette ou sac en papier kraft |
| En intérieur chauffé (>18 °C) | Survie possible, résultats médiocres | 18-22 °C | Pot classique, près d'une fenêtre |
| Boutures d'automne | Enracinement en 3-4 semaines, puis hivernage | 15-18 °C pour la reprise, puis 5-12 °C | Godets individuels + terreau léger |
La méthode en pot dans un local frais reste la plus fiable. C'est celle qui demande le moins d'attention et qui donne les meilleurs résultats au printemps.
Le géranium zonal ne supporte pas le gel. Dès que les nuits descendent sous 5 °C — généralement entre mi-octobre et début novembre en 2026 selon votre région — il faut agir. Pas besoin d'attendre les premières gelées pour réagir : une nuit à 2 °C suffit à endommager les tiges les plus tendres.
Rabattez chaque pied à environ 15-20 cm du sol. Supprimez toutes les feuilles jaunies, les fleurs fanées, et les tiges molles ou suspectes. Cette étape paraît brutale. Elle est pourtant indispensable : la plante entre en repos végétatif et n'a plus besoin de nourrir un feuillage abondant. Moins il y a de masse végétale, moins il y a de risque de pourriture ou de maladie fongique pendant l'hiver.
Le terreau doit être presque sec au moment de rentrer vos géraniums. Si le pot est gorgé d'eau après les pluies d'automne, laissez-le sécher quelques jours sous un abri avant de le stocker. Un pot en terre cuite est préférable au plastique pour l'hivernage : il laisse respirer le substrat et limite les excès d'humidité. Si vous n'avez que du plastique, vérifiez que les trous de drainage ne sont pas bouchés.
L'idéal : une véranda non chauffée, un garage avec fenêtre, un cellier lumineux, un escalier de cave avec un puits de lumière. La température doit rester entre 5 et 12 °C. Trop chaud, la plante s'épuise à produire des pousses étiolées. Trop froid, les racines meurent.
La lumière compte aussi, même si les besoins sont réduits en hiver. Un minimum de 3-4 heures de luminosité par jour empêche les tiges de s'allonger démesurément en cherchant le soleil.
C'est là que ça coince pour beaucoup de jardiniers. En hiver, un géranium zonal au repos n'a besoin d'eau qu'une fois toutes les 2 à 3 semaines — parfois moins. Le substrat doit sécher presque complètement entre deux arrosages. Un excès d'eau à 8 °C, c'est la pourriture garantie en quelques jours. Quelqu'un qui arrose ses géraniums hivernés comme ses plantes d'intérieur va les retrouver avec des tiges noires en janvier.
Personnellement, je trouve que le meilleur indicateur reste le poids du pot. Soulevez-le : s'il est léger, donnez un petit verre d'eau. S'il a encore du poids, attendez.
Un passage tous les 10-15 jours suffit. Retirez les feuilles tombées au pied (foyer de moisissures), inspectez les tiges à la recherche de zones molles ou brunes, et aérez brièvement le local si l'air semble confiné et humide. Pour conserver vos géraniums dans les meilleures conditions, des accessoires de conservation comme des bacs de rangement ventilés ou des contenants adaptés peuvent s'avérer utiles pour organiser votre hivernage.
Mi-février, début mars : c'est le moment de vérité. Vos pieds ont passé 3 à 4 mois au frais, et il faut évaluer leur état avant la reprise.
Techniquement oui, mais les résultats sont décevants. À 20 °C, le géranium ne se met pas vraiment en dormance. Il continue de pousser, produit des tiges longues et maigres faute de lumière suffisante, et s'épuise. Au printemps, vous vous retrouvez avec une plante affaiblie qui met du temps à refleurir. Si c'est votre seule option, placez le pot le plus près possible d'une fenêtre orientée sud, réduisez les arrosages et ne fertilisez pas du tout entre novembre et février.
Ça marche, mais c'est plus risqué. Le principe : vous arrachez le géranium, secouez la terre des racines, enveloppez le tout dans du papier journal et stockez dans un endroit frais (5-10 °C) et sombre. Honnêtement, le taux de survie tourne autour de 60-70 %, contre 85-90 % pour l'hivernage en pot avec lumière. L'astuce si vous choisissez cette voie : vérifiez les racines toutes les 3 semaines et humidifiez très légèrement le papier s'il est complètement sec et que les racines semblent desséchées.
Ce n'est pas obligatoire, mais c'est une précaution utile. Un traitement préventif à la bouillie bordelaise juste après la taille limite les risques de botrytis et de rouille pendant l'hiver. Inspectez aussi le dessous des feuilles restantes : si vous repérez des pucerons ou des aleurodes, traitez avant de rentrer les pots. Importer des parasites dans votre véranda ou votre garage, c'est le meilleur moyen de contaminer vos autres plantes hivernées.